Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
MORGANIA  LUNE LOUP

Le monde de l' horreur Gothique et du fantastique, du romantisme ténébreux et d' aventures... venez vous perdre dans les brumes du Royaume de MORGANIA !!! David DEKNUDT

LE GROS CHAT BLANC

Publié le 11 Novembre 2015 par LUNE LOUP in LES CONTES DU MONT LYCAN

LE GROS CHAT BLANC
LE GROS CHAT BLANC
LE GROS CHAT BLANC

LE GROS CHAT BLANC

"... Loin au Nord, aussi loin que vos jambes puissent vous porter, la richesse et la gloire attendent le voyageur qui par son courage et sa foi sortira vainqueur des éléments et des noirs êtres errants …"

C' était ce que se rappelait à cet instant précis ce minuscule point noir posé sur l' immensité blanche façonnée par la Nature.

Note Noire, au son du vent sifflant éternel, posée sur la la blancheur immaculée d' une feuille de papier à musique...

Une silhouette solitaire, courbée, bravait ce vent glacial chargé de neige qui tentait de lui arracher sa cape de laine marron. A travers ses yeux mi-clos et rougis par les vives morsures du froid, il lui semblait même entendre dans les bourrasques les rires moqueurs des lutins de givres. Ces fieffés gredins étaient les laquais de "Shareella" l' impitoyable Sorcière des neiges qui régnait sur les "Monts -Doigts-de-glace" depuis sa forteresse-glacier de "Cevernia".

Ce vent était si froid... cette route si monotone au fur et à mesure qu' il montait vers le Nord vers "Lupravia" et ses loups, vers "Bafforgia" et ses ogres et... leurs dangers !

L' homme voyageait avec "DONUTS", son ours blanc, à travers ces collines grises dites "de la pierre de lune" ; qu' écrasaient encore plus la silhouette massive et fantastique du mythique "MONT LYCAN" !

Cette montagne sombre et menaçante que la nature avait sculptée à l' effigie d' un loup hurlant se rapprochait lentement, si lentement...

La fatigue se faisait sentir, la route était mauvaise et incertaine, filant à travers bois et marais elle réclamait toute son attention...

Ces collines étaient habitées par des TROLLS ! Leurs repaires étaient cachés sous de vieux ponts enjambant des ruisseaux oubliés des cartographes Sablomortain (c' est à dire: natifs du Port-sable-noir), ou issus de la terre elle-même : cavernes obscures et puantes qui ouvraient leurs gueules béantes à l' ombre des forêts de pins noirs...

D' après les contes, les grottes des Trolls regorgeaient d' immenses trésors ; fruits de leurs rapines dans les contrées environnantes et ...

CRAAAAAAAAAAAAACK !!!

... Il ne vit plus que des bulles autour de lui, il sentit la pression immense d' un froid si pénétrant que celui-ci menaçait d' infiltrer son âme elle - même.

Son corps lui semblait si lourd, si lent ... il s' en fichait pourtant, car la morsure paralysante de l' eau glaciale se faisait de moins en moins sentir...

Quelque chose d' énorme et de lourd remua à ses côtés.

L' énorme masse tourna autour de lui tout d' abord indécise, puis il sentit une autre morsure ! Des mâchoires puissantes, tel un étau, l' emmenaient de force. Dans sa panique "ELKIF VENT-DE-LAINE" se débattait comme un beau diable, mais que faire ?

L' elfe épuisé perdit connaissance lorsqu' il s' imagina attrapé par un Troll.

Un bruit sourd et puissant résumait tous ses sens... d' abord unique et fort celui-ci se divisa progressivement en un autre moins perceptible mais bien présent, plus normal aussi : le battement de son propre cœur.

Il n' était pas non plus dans une caverne obscure et puante, ni dans le giron d' une femelle Troll même si quand l' odorat lui fut rendu il en eu la nausée !

Il recracha abondamment l' eau croupie qui s' était infiltrée dans ses poumons, ses yeux sensibles d' Elfe eurent beaucoup plus de mal à s' en remettre, leurs cils avaient commencés à geler et il lui fallu les frotter vigoureusement pour stimuler l' afflux sanguin et en chasser la vase noire - qui de toute façon recouvrait tous son corps ! Ce corps frêle d' Elfe vagabond qui pour le moment se trouvait tout contre un bidon chaud et poilu !

La masse énorme bougea et tourna son énorme tête blanche vers son compagnon. Cela devait bien faire des heures que "DONUTS" veillait son ami ! La neige lui faisait une congère sur tout le corps et le trou d' eau, tout proche, était maintenant complètement refermé par la glace...

Tout autour d' eux il n' y avais que la grisaille de la brume des marécages mêlée à la neige. De temps en temps le cri craintif et lugubre d' un oiseau aquatique poignardait, tel un couteau, la chair fragile du silence.

Ils avaient donc déviés de leur route !

Ils étaient arrivés en lisière des redoutables "Marais de Morvah", lieux funestes où les morts aimaient danser avec une redoutable cavalière : "Galyce", la Dame des marais !

« Mon Ami ! Merci pour tout ! Mais partons maintenant ! Regardes ces lueurs bleues dans le blizzard ! Ces feux follets ne me disent rien qui vaillent ! »

En effet, surgissant de leur tombeau liquide, des ombres solitaires et décrépitent commençaient leur marche dans leur direction tout en écrasant les roseaux.

Appuyé sur son brave animal, "ELKIF VENT-DE-LAINE" quitta rapidement ce bourbier sinistre pour une terre plus ferme et plus sûre.

"J' ai froid, j' ai froid ... mais qu' elle ironie ça serait de devoir mourir un soir de Noël ? Hein, mon Ami ?

L' ours blanc de sa démarche tranquille et pesante ne répondit rien bien sûr mais il émit un son rauque où l' on pouvait percevoir de l' excitation ...

A moins qu' il ne s' agissait d' espoir.

Une chaude lueur orangée dansait non loin de la masse sombre d' un bois ! ELKIF la vit aussi !

Ils longèrent l' orée du "Bois du Regret" et virent une enseigne de bois qui se balançait dans la tempête : "Ferme des quatre-pierres".

La chaumière était adossée à une vaste grange silencieuse et entre ce bâtiment et les étables - au doux fumet bovins ! - on devinait à travers la neige qui tombait toujours, la haute silhouette d' un imposant puits de pierres taillées surmonté d' une potence de fer forgé.

La lanterne qui émettait cette douce lumière salvatrice était accrochée quant à elle à une marquise d' acier noir qui abritait une modeste porte de bois blanc.

L' Elfe approcha en titubant et se décida à frapper à la porte de la ferme.

Il y eu quelques exclamations affolées puis un homme au bon visage vint ouvrir tout en lui jetant un regard teinté d' inquiétude.

"Hummm ? Vous désirez étrangers ?" .

" Brave homme de la terre.." dis Elkif au fermier, je n' arriverai pas à gagner ni le village de Chanteloup ni la ville de Fièretour ce soir !

Avec ce temps épouvantable, je crains avoir raté également le sentier de l' auberge nommée « A l' abri du Vent - Pire » ! Et puis à cause de toute cette neige j' ai chu dans les marais... Peux - tu nous héberger mon ours et moi pour cette nuit ?

Les yeux affolés, le fermier Boniface secoua la tête et bredouilla dans sa moustache.

« Malheureux ! Mais passes donc ton chemin, c' est trop dangereux ! »

"Tu ne risques rien, promit "ELKIF VENT – DE- LAINE" , mon ours blanc est bien dressé et de bon caractère !

« Oh!!! Pfuiii !

Il ne s' agit pas de ton animal, mais des Trolls ! DES TROLLS ! »

« Tu m' entends !? Murmura le pauvre fermier. Chaque année, à Noël, quand le pain est chaud et la dinde gourmande, ils envahissent ma chaumière !

"ILS" nous chassent et dévorent notre repas de fête ! Ils mettent la maisonnée sans dessus - dessous et osent dormir dans nos lits qu' ils souillent de leur infecte odeur ! »

"Brave père de la terre... commença Elkif en jetant en arrière sa capuche , ... permets-moi d' insister quand même ; je suis trempé, frigorifié, nous sommes épuisés. Si nous restons sans abri, cette nuit de Noël, sera la dernière de notre vie..."

Lorsque le brave homme vit les fines oreilles pointues de l' Elfe il haussa les épaules : "Entres si tu veux, fils des arbres ! Il ne sera pas dis que le père Boniface refuse l' hospitalité à un bon Elfe des bois ! Tu ne mourras pas au moins sous les griffes glacées de "Shareella la cruelle sorcière des neiges !!!"

L' intérieur de la ferme était de nouveau paisible, ses habitants calmés saluèrent l' infortuné voyageur et son imposant compagnon tout de blanc vêtu, surtout les deux filles du fermier qui rougirent de la présence de ce bel Elfe – crotté, mais si séduisant !

De lourds meubles de bois étaient adossés aux murs blancs peints à la chaux, le sol décoré de tomettes cirées renvoyait le flamboiement de la cheminée de la cuisine. D'ailleurs de cette pièce émanait une forte agréable odeur de flambée et de dinde rôtie.

La petite Justine faisait griller des marrons sous l' œil attentif et aimant de sa mère. Morgane, la grande sœur, préparait la table en boudant ; c' était son tour de le faire ! Elle ne fit cependant pas de remarques acerbes à sa sœur cette fois - ci ! La présence du bel Elfe à quelques pas de là y était sans doute pour quelque chose !

Son jeune frère Julien jouait avec son bilboquet de bois, pas très habillement d'ailleurs vu la bosse énorme qui lui ornait le front !

"Assieds- toi étranger ! Et prie pour que ces murs soient assez solide pour résister à toutes les diableries qui rôdent dehors ! Il lui tendit un linge propre ainsi qu' une bassine d' eau chaude parfumée à la lavande. Puis il mit devant lui une soupe et une assiette de courgettes et de charcuterie accompagnée d' une pinte de « Bière Phacochère » . « Les Nains sont très doués pour brasser ces précieux breuvages !!! » confia le père Boniface à l' Elfe avec un clin d' œil bon enfant .

"Allez, régales-toi et sèches - toi ! lui dit - il fort aimablement et excuses-moi encore pour mon accueil de tout à l' heure... " puis il s' en retourna auprès de sa famille.

ELKIF partagea son repas avec le bon gros "DONUTS" ; Ours blanc décidément très sage et bien éduqué !

Le voyageur Elfique tout en mâchonnant une tranche de courgette regardait les quelques tableaux fixés aux murs : un vieil homme était sous titré "Grand- père Pompatarte" ; Un autre représentait un homme fort au regard franc titré « Julo le Clodo, Père » mais aussi celui d' une jeune femme très belle vêtue d' une robe de soie blanche... qui semblait montrer ses dents lorsqu'on la regardait du coin de l' œil...

ÉTRANGE !!! L' Elfe ; mis cette impression sur le compte de la fatigue...

Une fois complètement réchauffé et rassasié, le voyageur ne dérangea pas la famille réunie devant l' âtre de la cheminée. Il préféra installer son imposant animal sous la table de chêne et lui même se blottit discrètement, capuchon baissé, dans un coin sombre pour y passer la nuit.

Le sommeil ne tarda pas à le submerger...

L' Elfe fut soudain réveillé par un vacarme bestial ahurissant.

Il ouvrit les yeux et ce qu' il vit lui fit dresser les cheveux sur la tête !

Une horde grotesque de monstres entrait dans la chaumière en hurlant, beuglant des chansons paillardes et en tapant le sol de leurs pieds sales et griffus.

Leur peau était verdâtre, il y avait des créatures chauves, des colosses poilus, des ventrus, des maigrichons ...

Tous affublés d' un énorme nez !

Tous à la peau couverte de furoncles et de verrues.

Tous vêtus d' habits trop grands ou trop petits mais décorés de babioles, ossements et pièces d' armures rouillées voir d' objets aussi incongrus que des passoires, louches etc...

Épouvanté, le fermier s' enfuit vers les bois avec toute sa famille en s' écriant

« Oh mon Dieu, les voilà !!! C' est la bande de "SKRAAG" le Troll !!! »

Le dénommé "SKRAAG LE TROLL" entra...

Enfin en vérité deux membres de sa cour l' aidèrent à passer la porte d' entrée en poussant son gros derrière tant son bide était énorme ! Sitôt dans la place, le chef Troll retrouva sa "prestance" en se drapant dans un rideau qu' il venait de déchirer pour moucher son horrible « Pif » !!!

Levant une main énorme et bouffie pour réclamer le silence "SKRAAG LE CRADE, SKRAAG LE GRAS", Roi-bandit de ces bois, beugla de sa voix caverneuse : « WOUAIHHHH ! JOYEUX NOEL LES Z' ENFANTS !

ALLEZ MANGEZ C'EST L' CADEAU DE TONTON SKRAAG !!! »

Tous les autres Trolls lui répondirent à l' unissons par "A TA SANTE PERE SKRAAG, QUE TES JAMBES PUISSENT TOUJOURS PORTER TA BEDAINE !!! OUIIIIII !!!!"

Des ténèbres de son capuchon, toujours immobile dans son coin, L' Elfe Elkif Vent-de-laine, frémit lorsqu' il sentit une sueur froide couler le long de son dos "pourvu qu' ils ne me remarquent pas !" se dit – il.

Affamés, les odieux Trolls se jetèrent sur le plat de marrons grillés par Justine, et aussi la tourte au saumon fumé, puis ils burent toute la crème fraîche en la mélangeant avec la bière phacochère ; ils ingurgitèrent la charcuterie, la dinde rôtie et avalèrent à grand bruit le pudding au miel, et le gâteau Arc - en - ciel confectionné avec amour par Morgane.

En un clin d' œil, le repas de réveillon fut englouti.

Certains léchèrent alors goulûment les miettes sur la table de leurs langues baveuses et violette, alors que d' autres Trolls commençaient une bataille de rots sonores et immondes !!!

"Immondes pourceaux !!!" pensa Elkif !

Pendant que leurs parents vandalisaient la maison, fracassaient plats et assiettes vides contre les murs ou déféquaient sur les tapis (!) , deux jeunes Trolls boutonneux aperçurent une cuisse de dinde rôtie sur le sol.

Leurs petits yeux chafouins chargés de convoitise s' animèrent.

Aussitôt, ils se la disputèrent en se jetant par terre et... ils roulèrent ainsi jusqu'à la massive table de chêne.

C' est là qu' ils découvrirent "DONUTS", l' ours blanc, dans sa cachette : animal énorme mais toujours aussi tranquille rêvant de saucisses et de bains de soleil.

Les jeunes Trolls n' avaient jamais vu d' ours, ils le regardère avec curiosité.

"ça alors !" s' exclama le plus jeune. "Pour un gros chat, c' est un TRÈS gros chat !" « OHHHH OUI ALORS !!! » reprirent les autres,

« C' EST UN TREEES GROSSS CHAAAT !!! » Ah Ah Ah !!!!

Soudain avec méchanceté, ils lui tapèrent sur le nez !!!

Arraché à sa douce torpeur et à ses doux rêves, l' ours blanc se dressa d'un bond : FURIEUX !!!

Il les toisa de toute sa formidable stature en poussant des grognements terribles, puis il poursuivit la bande des Trolls dans toute la chaumière.

Affolés, les monstres hideux couraient partout.

Ils escaladèrent la cheminée, grimpèrent sur les armoires, se pendirent aux poutres du plafond en braillant...

Malgré la panique ils finirent par retrouver la porte de sortie. Et s' enfuirent dans la nuit noire en criants !!!

Seul "SKRAAG LE CRADE" était adossé à la porte, tremblant comme une feuille ! Trop gros, il ne pouvait se faufiler seul !

L' ours le surplomba en bombant le torse, grognant encore d' avantage pour se rendre encore plus impressionnant, puis d' un formidable coup de patte lui fit traverser la porte... et la cour toute entière !

L' énorme Troll atterrit cul – par – dessus - tête dans la neige et fracassa une partie de l' étable en fin de course.

Se redressant parmi les décombres, tout étourdi, empêtré et désorienté au milieu des poutres brisées, le Troll - brigand se figea en un instant quand les premiers rayons du soleil surent le trouver.

Sa peau prit progressivement une teinte grisâtre, puis ses mouvements se firent plus lents avant qu' il ne s' immobilise totalement dans une succession de craquements poussiéreux.

L' odieux monstre venait de se faire pétrifier !

Longtemps encore, on entendit résonner dans le "Bois du Regret" et jusqu' aux "Collines de la pierre de lune", l' écho des hurlements des Trolls épouvantés. Puis le silence s' installa de nouveau dans "La ferme des quatre-pierres".

Alors seulement, "DONUTS", avec le plus grand calme, placide et content, bailla puis retourna dormir sous la table.

L' Elfe « ELKIF VENT- DE- LAINE », contempla encore quelques instants cette nouvelle statue incongrue qui ornait les ruines de l' étable.

Grand Dieu ! qu' il était plaisant d' avoir un Ami aussi doux que fort que « DONUTS » l' ours blanc !!!

Il entra ensuite dans la chaumière pour se reposer également, abandonnant l' immense Troll de pierre face à son fatal destin sous ce triomphant soleil matinal.

Le surlendemain, avant de reprendre sa route, « ELKIF VENT- DE- LAINE », "L' Elfe-crotté" (comme on le surnommerait plus tard), raconta à ses hôtes les événements de la nuit de Noël. Ils rirent tous ensembles de ce dénouement aussi inattendu qu' heureux ! Puis, longtemps accompagnés par les saluts et les bons vœux amicaux de la famille Boniface, le voyageur solitaire et son fidèle "DONUTS" s' enfoncèrent à nouveau dans la blanche immensité hivernale pour suivre leur destinée héroïque.

Quand à la colossale statue de "SKRAAG LE PÉTRIFIÉ", l' étable fut reconstruite et agrandie autour d' elle. En effet, Il restait encore sous les matelas des fermiers quelques dizaines de pièces d' or du trésor du fantôme « L' homme à la canne » que le père de Boniface, « Julo le clodo » aidé du « Père Pompatarte », avaient remontés du puits il y a très longtemps.

Mais ceci est une autre histoire ...

Toujours vivant et ruminant sa colère noire dans ce corps de pierre, seuls les yeux injectés de sang du Troll SKRAAG trahissent encore sa présence malsaine. Incapable de nuire à qui que ce soit il suit de son regard haineux les araignées coquines qui lui chatouille les narines et les hirondelles amoureuses roucoulant sur son crâne, avant que celles- ci ne repeuplent à nouveau ces nids de terre qui ornent désormais sa grosse bedaine !

L' année suivante à la veille de Noël, alors qu' il ramassait des fagots en forêt, le fermier Boniface entendit une grosse voix résonner depuis les profondeurs obscures du « Bois du Regret ».

« HOMME !!! , RÉPONDS - MOI !!!

EST - CE QUE TON GROS CHAT BLANC VIT TOUJOURS CHEZ TOI ? »

« Oui, cria le fermier, et depuis l' année dernière, sept chatons grincheux sont nés sous mon toit ! Tu veux entrer les caresser ? »

« NON, NON !!! » fit la voix affolée, « CE SERA POUR UNE AUTRE FOIS !»

Et le profond silence retomba sur les arbres séculaires, refuges de bien d' autres légendes, du mystérieux « Bois du Regret ».

*************************

Voilà pourquoi à partir de ce jour là, les hideux Trolls évitèrent soigneusement "La ferme des quatre-pierres", et les fermiers purent enfin fêter Noël devant leur cheminée, les pieds au chaud et le ventre bien plein !

"Le pain dérobé par le méchant Troll est son premier supplice : il le rêve maintenant qu' il est poussière dans sa bouche..."

Fin

David Deknudt le 12 Avril 2015 03h48

LE GROS CHAT BLANC

LE GROS CHAT BLANC
LE GROS CHAT BLANC
LE GROS CHAT BLANC
Commenter cet article