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MORGANIA  LUNE LOUP

Le monde de l' horreur Gothique et du fantastique, du romantisme ténébreux et d' aventures... venez vous perdre dans les brumes du Royaume de MORGANIA !!! David DEKNUDT

"L' ENFANT DES LOUPS"

Publié le 25 Juin 2009 par LUNE LOUP dans LES CONTES DU MONT LYCAN


Les contes du « Mont Lycan » 
l’ enfant des loups.

 

 

Il était une fois… une misérable cabane au plus profond de la  forêt de Hurlelune  où vivait une bonne et belle sorcière amie des bêtes et de la nature. Une nuit lors d’ un violent orage elle mit au monde une petite fille du nom de Vanda Ludvina. Lorsque la petite poussa son premier cri, de tous les contreforts du « Mont Lycan » les loups se joignirent à elle telle une ode à la Lune.

Mais hélas la sorcière, à bout de force, poussa son dernier soupir… Dans un murmure, elle supplia  les esprits des bois de protéger son enfant, désormais si seule à peine née.

 



A ce moment là, la lune jusqu’ alors habillée d’ un linceul de brume, se dévoila ; inondant le royaume forestier de « LUPRAVIA » de son éclat d’ argent. Un vent magique, telle une clameur, dévala les pentes boisées du « Mont Lycan » et rallia à lui les fils et les filles de Fenris. Le sol forestier fut martelé par des centaines de pattes velues qui convergèrent vers la vieille bicoque. Le « vent silencieux » souffla plus fort encore et enserra la masure de son étreinte. L’ enfant pleurait à chaudes larmes, dans le noir, si seule, si petite, tel un ange au désespoir…

 



Le vieux plancher se mit à gêmir, de lourdes respirations se firent entendre. La porte vibra, puis une main malhabile actionna la poignée avec hésitation… la porte s’ ouvrit.

 

Vanda cessa de pleurer…

 

Se découpant dans la clarté lunaire, des colosses entrèrent en grognant, suivis de près par les silhouettes fuselées et gracieuses d’ autres créatures.

 

Lorsque les pattes puissantes et griffues s’ arrêtèrent devant la paillasse où gisait la malheureuse sorcière, Vanda se mit à sourire aux Lycans. Les fils et les filles des loups  avaient entendus l’ appel, elle était sauvée !

 


Les enfants de la nuit adoptèrent le nourrisson, l’ élevant et lui prodiguant autant de tendresse et d’ attention qu ‘ à un de leur propre enfant. La petite bue le lait des femelles Lycane – si bien qu’ en langue Lycan on la nommait affectueusement « Mâchelouve ».

 



Elle vécue parmi eux de nombreuses aventures durant toute son enfance, des épisodes tantôt féeriques tantôt épouvantables !!!  Mais ce – ci est une autre histoire !

 

Une nuit alors que  Vanda venait de passer son 16 éme printemps, elle se découvrit le fabuleux pouvoir de la lycanthropie. Quelle ne fut pas sa surprise de constater que contrairement à ses « frères et sœurs de lait », elle pouvait à volonté maîtriser sa transformation… en louve blanche.

 



Le shaman du clan la mena aux ruines de la cabane que son peuple avait dissimulé aux humains. En fouillant les décombres, la sauvageonne découvrit le grimoire de sa mère. Le shaman la mena ensuite vers un arbre creux  et lui fit signe d’ entrer dans le tronc immense.

Vanda ne vit rien au début, puis lorsque ses yeux verts furent habitués à l’ obscurité des lieux elle aperçut en face d’ elle un socle de calcaire blanc. Elle s’ approcha. Sa mère y reposait.

 



Elle était belle est radieuse, et seule sa pâleur excessive trahissait l’ ombre de la mort sur ce visage dont le temps n’ avait aucune emprise. Vanda en fut bouleversée… Chassant ses larmes, elle tendit ses mains délicates vers la sphère d’ opale aux reflets mordorés qui gisait sur la poitrine de sa mère. A peine avait – elle saisie la Pierre-de-lune que le visage de la défunte sorcière s’ anima, ses yeux d’ émeraude plein de tendresse et de fierté. Dans un dernier sourire son enveloppe charnelle s’ évapora en une pluie d’ or.

 

Vanda se mit à étudier le grimoire et sa magie blanche sous la tutelle des sages shaman Lycan du château de Wulfensteïn. Elle chercha aussi à découvrir qui étaient ses parents et les origines de sa « différence ». Elle apprit de nombreuses choses belles et fascinantes sur sa mère et ses combats contre le mal, mais hélas elle ne découvrit jamais l’ identité de son père : rien ne mentionnait son existence aux côtés de sa mère. Elle espère bien un jour percer ce mystère…

 

Petit à petit, la Pierre-de-lune se laissa utilisée. Elle lui dévoila  des secrets magiques oubliés mais aussi les noirs dangers qui arpentaient le monde de Morgania. Notamment  les machinations des seigneurs vampires de la forteresse noire d’ Hellghedhadh et de leurs hordes de morts-vivants.  Une nuit alors qu’ elle voyageait à travers bois non loin de leur ténébreux  château, elle croisa le chemin de la vampire Scylène ! Bien que respectivement sur leurs gardent, les deux femmes conversèrent à propos de leurs royaumes , de leur monde, de leurs « vies »…

Scylène lui conta alors sa dramatique histoire et la soif maléfique qui la tenaillée depuis la nuit de sa damnation…Les seigneurs vampires ne connaissaient ni la pitié, ni les remords… rien que la solitude et la mort comme courtisanes !

 



Effrayée par ces révélations, Vanda, entreprit de protéger sa terre sauvage de « Lupravia » des redoutables « non-morts » qui étaient capables de pervertir, comme lui avait confessée Scylène , n’ importe quel domaine pour étancher leur soif de sang et de cruauté.

 

Depuis “Vanda-Ludvina de Mâchelouve”, désormais sorcière accomplie malgré son jeune âge, se voue avec ferveur à la cause de « FENRIS » : dieu loup de l’ hiver, de la lune et de la nature… et protége le royaume de « Lupravia » des « morts qui marchent » et des autres dangers qu’ héberge « MORGANIA ».

 

Textes, illustrations et photos par  LUNE LOUP 



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