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MORGANIA  LUNE LOUP

Le monde de l' horreur Gothique et du fantastique, du romantisme ténébreux et d' aventures... venez vous perdre dans les brumes du Royaume de MORGANIA !!! David DEKNUDT

LE GROS CHAT BLANC

Publié le 11 Novembre 2015 par LUNE LOUP dans LES CONTES DU MONT LYCAN

LE GROS CHAT BLANC
LE GROS CHAT BLANC
LE GROS CHAT BLANC

LE GROS CHAT BLANC

"... Loin au Nord, aussi loin que vos jambes puissent vous porter, la richesse et la gloire attendent le voyageur qui par son courage et sa foi sortira vainqueur des éléments et des noirs êtres errants …"

C' était ce que se rappelait à cet instant précis ce minuscule point noir posé sur l' immensité blanche façonnée par la Nature.

Note Noire, au son du vent sifflant éternel, posée sur la la blancheur immaculée d' une feuille de papier à musique...

Une silhouette solitaire, courbée, bravait ce vent glacial chargé de neige qui tentait de lui arracher sa cape de laine marron. A travers ses yeux mi-clos et rougis par les vives morsures du froid, il lui semblait même entendre dans les bourrasques les rires moqueurs des lutins de givres. Ces fieffés gredins étaient les laquais de "Shareella" l' impitoyable Sorcière des neiges qui régnait sur les "Monts -Doigts-de-glace" depuis sa forteresse-glacier de "Cevernia".

Ce vent était si froid... cette route si monotone au fur et à mesure qu' il montait vers le Nord vers "Lupravia" et ses loups, vers "Bafforgia" et ses ogres et... leurs dangers !

L' homme voyageait avec "DONUTS", son ours blanc, à travers ces collines grises dites "de la pierre de lune" ; qu' écrasaient encore plus la silhouette massive et fantastique du mythique "MONT LYCAN" !

Cette montagne sombre et menaçante que la nature avait sculptée à l' effigie d' un loup hurlant se rapprochait lentement, si lentement...

La fatigue se faisait sentir, la route était mauvaise et incertaine, filant à travers bois et marais elle réclamait toute son attention...

Ces collines étaient habitées par des TROLLS ! Leurs repaires étaient cachés sous de vieux ponts enjambant des ruisseaux oubliés des cartographes Sablomortain (c' est à dire: natifs du Port-sable-noir), ou issus de la terre elle-même : cavernes obscures et puantes qui ouvraient leurs gueules béantes à l' ombre des forêts de pins noirs...

D' après les contes, les grottes des Trolls regorgeaient d' immenses trésors ; fruits de leurs rapines dans les contrées environnantes et ...

CRAAAAAAAAAAAAACK !!!

... Il ne vit plus que des bulles autour de lui, il sentit la pression immense d' un froid si pénétrant que celui-ci menaçait d' infiltrer son âme elle - même.

Son corps lui semblait si lourd, si lent ... il s' en fichait pourtant, car la morsure paralysante de l' eau glaciale se faisait de moins en moins sentir...

Quelque chose d' énorme et de lourd remua à ses côtés.

L' énorme masse tourna autour de lui tout d' abord indécise, puis il sentit une autre morsure ! Des mâchoires puissantes, tel un étau, l' emmenaient de force. Dans sa panique "ELKIF VENT-DE-LAINE" se débattait comme un beau diable, mais que faire ?

L' elfe épuisé perdit connaissance lorsqu' il s' imagina attrapé par un Troll.

Un bruit sourd et puissant résumait tous ses sens... d' abord unique et fort celui-ci se divisa progressivement en un autre moins perceptible mais bien présent, plus normal aussi : le battement de son propre cœur.

Il n' était pas non plus dans une caverne obscure et puante, ni dans le giron d' une femelle Troll même si quand l' odorat lui fut rendu il en eu la nausée !

Il recracha abondamment l' eau croupie qui s' était infiltrée dans ses poumons, ses yeux sensibles d' Elfe eurent beaucoup plus de mal à s' en remettre, leurs cils avaient commencés à geler et il lui fallu les frotter vigoureusement pour stimuler l' afflux sanguin et en chasser la vase noire - qui de toute façon recouvrait tous son corps ! Ce corps frêle d' Elfe vagabond qui pour le moment se trouvait tout contre un bidon chaud et poilu !

La masse énorme bougea et tourna son énorme tête blanche vers son compagnon. Cela devait bien faire des heures que "DONUTS" veillait son ami ! La neige lui faisait une congère sur tout le corps et le trou d' eau, tout proche, était maintenant complètement refermé par la glace...

Tout autour d' eux il n' y avais que la grisaille de la brume des marécages mêlée à la neige. De temps en temps le cri craintif et lugubre d' un oiseau aquatique poignardait, tel un couteau, la chair fragile du silence.

Ils avaient donc déviés de leur route !

Ils étaient arrivés en lisière des redoutables "Marais de Morvah", lieux funestes où les morts aimaient danser avec une redoutable cavalière : "Galyce", la Dame des marais !

« Mon Ami ! Merci pour tout ! Mais partons maintenant ! Regardes ces lueurs bleues dans le blizzard ! Ces feux follets ne me disent rien qui vaillent ! »

En effet, surgissant de leur tombeau liquide, des ombres solitaires et décrépitent commençaient leur marche dans leur direction tout en écrasant les roseaux.

Appuyé sur son brave animal, "ELKIF VENT-DE-LAINE" quitta rapidement ce bourbier sinistre pour une terre plus ferme et plus sûre.

"J' ai froid, j' ai froid ... mais qu' elle ironie ça serait de devoir mourir un soir de Noël ? Hein, mon Ami ?

L' ours blanc de sa démarche tranquille et pesante ne répondit rien bien sûr mais il émit un son rauque où l' on pouvait percevoir de l' excitation ...

A moins qu' il ne s' agissait d' espoir.

Une chaude lueur orangée dansait non loin de la masse sombre d' un bois ! ELKIF la vit aussi !

Ils longèrent l' orée du "Bois du Regret" et virent une enseigne de bois qui se balançait dans la tempête : "Ferme des quatre-pierres".

La chaumière était adossée à une vaste grange silencieuse et entre ce bâtiment et les étables - au doux fumet bovins ! - on devinait à travers la neige qui tombait toujours, la haute silhouette d' un imposant puits de pierres taillées surmonté d' une potence de fer forgé.

La lanterne qui émettait cette douce lumière salvatrice était accrochée quant à elle à une marquise d' acier noir qui abritait une modeste porte de bois blanc.

L' Elfe approcha en titubant et se décida à frapper à la porte de la ferme.

Il y eu quelques exclamations affolées puis un homme au bon visage vint ouvrir tout en lui jetant un regard teinté d' inquiétude.

"Hummm ? Vous désirez étrangers ?" .

" Brave homme de la terre.." dis Elkif au fermier, je n' arriverai pas à gagner ni le village de Chanteloup ni la ville de Fièretour ce soir !

Avec ce temps épouvantable, je crains avoir raté également le sentier de l' auberge nommée « A l' abri du Vent - Pire » ! Et puis à cause de toute cette neige j' ai chu dans les marais... Peux - tu nous héberger mon ours et moi pour cette nuit ?

Les yeux affolés, le fermier Boniface secoua la tête et bredouilla dans sa moustache.

« Malheureux ! Mais passes donc ton chemin, c' est trop dangereux ! »

"Tu ne risques rien, promit "ELKIF VENT – DE- LAINE" , mon ours blanc est bien dressé et de bon caractère !

« Oh!!! Pfuiii !

Il ne s' agit pas de ton animal, mais des Trolls ! DES TROLLS ! »

« Tu m' entends !? Murmura le pauvre fermier. Chaque année, à Noël, quand le pain est chaud et la dinde gourmande, ils envahissent ma chaumière !

"ILS" nous chassent et dévorent notre repas de fête ! Ils mettent la maisonnée sans dessus - dessous et osent dormir dans nos lits qu' ils souillent de leur infecte odeur ! »

"Brave père de la terre... commença Elkif en jetant en arrière sa capuche , ... permets-moi d' insister quand même ; je suis trempé, frigorifié, nous sommes épuisés. Si nous restons sans abri, cette nuit de Noël, sera la dernière de notre vie..."

Lorsque le brave homme vit les fines oreilles pointues de l' Elfe il haussa les épaules : "Entres si tu veux, fils des arbres ! Il ne sera pas dis que le père Boniface refuse l' hospitalité à un bon Elfe des bois ! Tu ne mourras pas au moins sous les griffes glacées de "Shareella la cruelle sorcière des neiges !!!"

L' intérieur de la ferme était de nouveau paisible, ses habitants calmés saluèrent l' infortuné voyageur et son imposant compagnon tout de blanc vêtu, surtout les deux filles du fermier qui rougirent de la présence de ce bel Elfe – crotté, mais si séduisant !

De lourds meubles de bois étaient adossés aux murs blancs peints à la chaux, le sol décoré de tomettes cirées renvoyait le flamboiement de la cheminée de la cuisine. D'ailleurs de cette pièce émanait une forte agréable odeur de flambée et de dinde rôtie.

La petite Justine faisait griller des marrons sous l' œil attentif et aimant de sa mère. Morgane, la grande sœur, préparait la table en boudant ; c' était son tour de le faire ! Elle ne fit cependant pas de remarques acerbes à sa sœur cette fois - ci ! La présence du bel Elfe à quelques pas de là y était sans doute pour quelque chose !

Son jeune frère Julien jouait avec son bilboquet de bois, pas très habillement d'ailleurs vu la bosse énorme qui lui ornait le front !

"Assieds- toi étranger ! Et prie pour que ces murs soient assez solide pour résister à toutes les diableries qui rôdent dehors ! Il lui tendit un linge propre ainsi qu' une bassine d' eau chaude parfumée à la lavande. Puis il mit devant lui une soupe et une assiette de courgettes et de charcuterie accompagnée d' une pinte de « Bière Phacochère » . « Les Nains sont très doués pour brasser ces précieux breuvages !!! » confia le père Boniface à l' Elfe avec un clin d' œil bon enfant .

"Allez, régales-toi et sèches - toi ! lui dit - il fort aimablement et excuses-moi encore pour mon accueil de tout à l' heure... " puis il s' en retourna auprès de sa famille.

ELKIF partagea son repas avec le bon gros "DONUTS" ; Ours blanc décidément très sage et bien éduqué !

Le voyageur Elfique tout en mâchonnant une tranche de courgette regardait les quelques tableaux fixés aux murs : un vieil homme était sous titré "Grand- père Pompatarte" ; Un autre représentait un homme fort au regard franc titré « Julo le Clodo, Père » mais aussi celui d' une jeune femme très belle vêtue d' une robe de soie blanche... qui semblait montrer ses dents lorsqu'on la regardait du coin de l' œil...

ÉTRANGE !!! L' Elfe ; mis cette impression sur le compte de la fatigue...

Une fois complètement réchauffé et rassasié, le voyageur ne dérangea pas la famille réunie devant l' âtre de la cheminée. Il préféra installer son imposant animal sous la table de chêne et lui même se blottit discrètement, capuchon baissé, dans un coin sombre pour y passer la nuit.

Le sommeil ne tarda pas à le submerger...

L' Elfe fut soudain réveillé par un vacarme bestial ahurissant.

Il ouvrit les yeux et ce qu' il vit lui fit dresser les cheveux sur la tête !

Une horde grotesque de monstres entrait dans la chaumière en hurlant, beuglant des chansons paillardes et en tapant le sol de leurs pieds sales et griffus.

Leur peau était verdâtre, il y avait des créatures chauves, des colosses poilus, des ventrus, des maigrichons ...

Tous affublés d' un énorme nez !

Tous à la peau couverte de furoncles et de verrues.

Tous vêtus d' habits trop grands ou trop petits mais décorés de babioles, ossements et pièces d' armures rouillées voir d' objets aussi incongrus que des passoires, louches etc...

Épouvanté, le fermier s' enfuit vers les bois avec toute sa famille en s' écriant

« Oh mon Dieu, les voilà !!! C' est la bande de "SKRAAG" le Troll !!! »

Le dénommé "SKRAAG LE TROLL" entra...

Enfin en vérité deux membres de sa cour l' aidèrent à passer la porte d' entrée en poussant son gros derrière tant son bide était énorme ! Sitôt dans la place, le chef Troll retrouva sa "prestance" en se drapant dans un rideau qu' il venait de déchirer pour moucher son horrible « Pif » !!!

Levant une main énorme et bouffie pour réclamer le silence "SKRAAG LE CRADE, SKRAAG LE GRAS", Roi-bandit de ces bois, beugla de sa voix caverneuse : « WOUAIHHHH ! JOYEUX NOEL LES Z' ENFANTS !

ALLEZ MANGEZ C'EST L' CADEAU DE TONTON SKRAAG !!! »

Tous les autres Trolls lui répondirent à l' unissons par "A TA SANTE PERE SKRAAG, QUE TES JAMBES PUISSENT TOUJOURS PORTER TA BEDAINE !!! OUIIIIII !!!!"

Des ténèbres de son capuchon, toujours immobile dans son coin, L' Elfe Elkif Vent-de-laine, frémit lorsqu' il sentit une sueur froide couler le long de son dos "pourvu qu' ils ne me remarquent pas !" se dit – il.

Affamés, les odieux Trolls se jetèrent sur le plat de marrons grillés par Justine, et aussi la tourte au saumon fumé, puis ils burent toute la crème fraîche en la mélangeant avec la bière phacochère ; ils ingurgitèrent la charcuterie, la dinde rôtie et avalèrent à grand bruit le pudding au miel, et le gâteau Arc - en - ciel confectionné avec amour par Morgane.

En un clin d' œil, le repas de réveillon fut englouti.

Certains léchèrent alors goulûment les miettes sur la table de leurs langues baveuses et violette, alors que d' autres Trolls commençaient une bataille de rots sonores et immondes !!!

"Immondes pourceaux !!!" pensa Elkif !

Pendant que leurs parents vandalisaient la maison, fracassaient plats et assiettes vides contre les murs ou déféquaient sur les tapis (!) , deux jeunes Trolls boutonneux aperçurent une cuisse de dinde rôtie sur le sol.

Leurs petits yeux chafouins chargés de convoitise s' animèrent.

Aussitôt, ils se la disputèrent en se jetant par terre et... ils roulèrent ainsi jusqu'à la massive table de chêne.

C' est là qu' ils découvrirent "DONUTS", l' ours blanc, dans sa cachette : animal énorme mais toujours aussi tranquille rêvant de saucisses et de bains de soleil.

Les jeunes Trolls n' avaient jamais vu d' ours, ils le regardère avec curiosité.

"ça alors !" s' exclama le plus jeune. "Pour un gros chat, c' est un TRÈS gros chat !" « OHHHH OUI ALORS !!! » reprirent les autres,

« C' EST UN TREEES GROSSS CHAAAT !!! » Ah Ah Ah !!!!

Soudain avec méchanceté, ils lui tapèrent sur le nez !!!

Arraché à sa douce torpeur et à ses doux rêves, l' ours blanc se dressa d'un bond : FURIEUX !!!

Il les toisa de toute sa formidable stature en poussant des grognements terribles, puis il poursuivit la bande des Trolls dans toute la chaumière.

Affolés, les monstres hideux couraient partout.

Ils escaladèrent la cheminée, grimpèrent sur les armoires, se pendirent aux poutres du plafond en braillant...

Malgré la panique ils finirent par retrouver la porte de sortie. Et s' enfuirent dans la nuit noire en criants !!!

Seul "SKRAAG LE CRADE" était adossé à la porte, tremblant comme une feuille ! Trop gros, il ne pouvait se faufiler seul !

L' ours le surplomba en bombant le torse, grognant encore d' avantage pour se rendre encore plus impressionnant, puis d' un formidable coup de patte lui fit traverser la porte... et la cour toute entière !

L' énorme Troll atterrit cul – par – dessus - tête dans la neige et fracassa une partie de l' étable en fin de course.

Se redressant parmi les décombres, tout étourdi, empêtré et désorienté au milieu des poutres brisées, le Troll - brigand se figea en un instant quand les premiers rayons du soleil surent le trouver.

Sa peau prit progressivement une teinte grisâtre, puis ses mouvements se firent plus lents avant qu' il ne s' immobilise totalement dans une succession de craquements poussiéreux.

L' odieux monstre venait de se faire pétrifier !

Longtemps encore, on entendit résonner dans le "Bois du Regret" et jusqu' aux "Collines de la pierre de lune", l' écho des hurlements des Trolls épouvantés. Puis le silence s' installa de nouveau dans "La ferme des quatre-pierres".

Alors seulement, "DONUTS", avec le plus grand calme, placide et content, bailla puis retourna dormir sous la table.

L' Elfe « ELKIF VENT- DE- LAINE », contempla encore quelques instants cette nouvelle statue incongrue qui ornait les ruines de l' étable.

Grand Dieu ! qu' il était plaisant d' avoir un Ami aussi doux que fort que « DONUTS » l' ours blanc !!!

Il entra ensuite dans la chaumière pour se reposer également, abandonnant l' immense Troll de pierre face à son fatal destin sous ce triomphant soleil matinal.

Le surlendemain, avant de reprendre sa route, « ELKIF VENT- DE- LAINE », "L' Elfe-crotté" (comme on le surnommerait plus tard), raconta à ses hôtes les événements de la nuit de Noël. Ils rirent tous ensembles de ce dénouement aussi inattendu qu' heureux ! Puis, longtemps accompagnés par les saluts et les bons vœux amicaux de la famille Boniface, le voyageur solitaire et son fidèle "DONUTS" s' enfoncèrent à nouveau dans la blanche immensité hivernale pour suivre leur destinée héroïque.

Quand à la colossale statue de "SKRAAG LE PÉTRIFIÉ", l' étable fut reconstruite et agrandie autour d' elle. En effet, Il restait encore sous les matelas des fermiers quelques dizaines de pièces d' or du trésor du fantôme « L' homme à la canne » que le père de Boniface, « Julo le clodo » aidé du « Père Pompatarte », avaient remontés du puits il y a très longtemps.

Mais ceci est une autre histoire ...

Toujours vivant et ruminant sa colère noire dans ce corps de pierre, seuls les yeux injectés de sang du Troll SKRAAG trahissent encore sa présence malsaine. Incapable de nuire à qui que ce soit il suit de son regard haineux les araignées coquines qui lui chatouille les narines et les hirondelles amoureuses roucoulant sur son crâne, avant que celles- ci ne repeuplent à nouveau ces nids de terre qui ornent désormais sa grosse bedaine !

L' année suivante à la veille de Noël, alors qu' il ramassait des fagots en forêt, le fermier Boniface entendit une grosse voix résonner depuis les profondeurs obscures du « Bois du Regret ».

« HOMME !!! , RÉPONDS - MOI !!!

EST - CE QUE TON GROS CHAT BLANC VIT TOUJOURS CHEZ TOI ? »

« Oui, cria le fermier, et depuis l' année dernière, sept chatons grincheux sont nés sous mon toit ! Tu veux entrer les caresser ? »

« NON, NON !!! » fit la voix affolée, « CE SERA POUR UNE AUTRE FOIS !»

Et le profond silence retomba sur les arbres séculaires, refuges de bien d' autres légendes, du mystérieux « Bois du Regret ».

*************************

Voilà pourquoi à partir de ce jour là, les hideux Trolls évitèrent soigneusement "La ferme des quatre-pierres", et les fermiers purent enfin fêter Noël devant leur cheminée, les pieds au chaud et le ventre bien plein !

"Le pain dérobé par le méchant Troll est son premier supplice : il le rêve maintenant qu' il est poussière dans sa bouche..."

Fin

David Deknudt le 12 Avril 2015 03h48

LE GROS CHAT BLANC

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L' HOMME A LA CANNE

Publié le 19 Septembre 2014 par LUNE LOUP dans LES CONTES DU MONT LYCAN

L'HOMME A LA CANNE

 

Par David DEKNUDT

 

A mes filles Morgane & Justine, à mon fils Julien, à mon beau – père Dominique, lui aussi « Homme à la canne » mais tellement plus sympathique et généreux que le personnage de cette histoire…

 

         ************************

 

Ecoutez, écoutez !  Encore et encore ! Ce vent d’Automne, cette plainte longue qui embaume l’air de la campagne  brumeuse de « Morgania ». Dans sa litanie, son souffle a l’odeur des feuilles mortes et il siffle à travers les marais et hurle à travers les rochers acérés de la lande.

Et maintenant…

 ...il va vous conter du fond des âges cette bien étrange histoire …

 

                                                                        ***************************

Il y a bien longtemps un vieux paysan du nom de Père - Pompa tarte cherchait en vain un garçon gentil et loyal pour l'aider à la ferme des "quatre- pierres" et aux travaux des champs.

 

recherche urgent homme a la canne 001

 

A chaque nouveau candidat, dès la nuit venue, une atroce panique s'emparait de la ferme dès qu'un jeune homme honnête y dormait. La nuit entière, aussi sombre que l'encrier de quelques anciens démons, n'était que bruits de pas, craquements, coups et plaintes d'outre-tombe. L" homme à la canne"  venait! Il tapait, tapait, arpentait inlassablement les greniers et les combles de la grande ferme, grimaçant aux hôtes endormis et cassant parfois les fenêtres...

homme à la canne fenetre 001

Les deux chiens blancs hurlaient à la mort, les fermiers plongeaient sous leur lit terrorisés, les vaches beuglaient à fendre l'âme gâtant leur lait, les chevaux hennissaient de peur les yeux fous,  l'écume en gueule ! Il parait même qu'une gargouille cachait ses yeux derrière ses mains de pierre...

 

Devant de telles visions de cauchemar, les braves garçons fuyaient à toutes jambes la ferme maudite, préférant se perdre dans la brume et s'enliser dans la vase des marais tout proches, plutôt que de rester entre ses horribles murs.

 

Le pauvre paysan Père- Pompatarte n'avait pas d'enfant... enfin si ! Une ! Sa fille se prénommait "Galice" mais on la disait folle ! "Galice, la dame des marais de Morvah", "Galice, celle qui danse sur les têtes des enlisés au milieu des feux-follets", "Galice", l'enfant incomprise que tout le monde voulait oublier car aussi belle que terrible elle n'avait réellement sa place qu' au milieu des grenouilles et des nénuphars...

Bien entendu, malheureusement pour le Père - Pompatarte, personne dans les villages n'avait voulu se marier à sa terrible fille. Point de gendre, point de descendants, point final pour l'affaire familiale !!!

 

Le fermier ne parvenait à embaucher que des canailles à l'âme noire qui, très vite s'échappaient après l' avoir volé en argent comme en bêtes !

 

Le soleil s’enfonçait déjà derrière les collines en cette fin d' après - midi d'Automne, quand le jeune "Julo" dis "Le - Clodo" arriva aux murs recouverts de glycine de la ferme des "Quatre-pierres".

 Il alla à la rencontre du paysan qui réparait difficilement le portail en bois fortement abîmé de la ferme. " Brave homme, je suis costaud, sans un sou et je recherche du travail, lui dit - il ; engagez - moi, vous ne le regretterez pas ! "

pere pompatarte 001

Le fermier regarda "Julo Le clodo" dans les yeux. Et y vis dans ces prunelles sombres quelqu’un de rieur, francs et déterminé. Cependant pareilles qualités lui faisait craindre aussi que le jeune homme ne soit pas véritablement si droit et généreux pour rester réellement en ces lieux.

 

"Passe ton chemin et  cherches-toi une autre ferme" répondit- il tristement après avoir craché sur les pavés son jus de chique.

 

"Pourquoi ? Insista le garçon. Je suis courageux ! , j'ai passé  la nuit dernière à la belle étoile dans le "Bois du regret" et Dieu sait si "La Corbeline : l'enfant  - bête" y rôde ! Allez... si vous ne pouvez pas me payer en ce moment, j'attendrai,  pardi ! "

 

Le fermier grimaça tout en se remettant une pipe au bec.

 

"il ne s'agit pas de cela, petit ! " S'exclama le vieux. "Allez, entre chez - moi, je vais t'expliquer..."

 

Le vieux Père Pompatarte ne termina son terrible récit qu'au crépuscule. Un silence gêné accompagna la conclusion de son histoire.

Une bûche craqua dans l'âtre de la cheminée, élançant quelques flammèches claires qui firent danser les ombres des poutres de la cuisine dans cette semi - obscurité rougeâtre.

 

« Il est tard, puis - je rester chez - vous ? » demanda Julo. J'ai un sommeil de plomb et les fantômes ne risquent pas de m'inquiéter !

 

Le Père Pompatarte, surpris, hocha la tête.

 

"D' accord, mais tu verras ! Demain tu auras changé d'avis !

 

La fermière servit un bol de soupe aux potirons et des tartines beurrées au nouveau venu ; puis une fois qu’il fut rassasié lui indiqua une paillasse propre dans la vieille grange. Puis après un long regard désolé lui souhaita  une bonne nuit.

 

Allongé confortablement sur son matelas de paille, Julo regardait la lumière de la Lune filtrant à travers les poutres décolorées par le temps ; elles y dessinaient des rayons pâles dans l'air poussiéreux enrichi aux arômes de foin séché. Seule l'apparition curieuse d'une famille de loirs venue contempler leur nouveau voisin - troubla cette bien heureuse immobilité.

Epuisé par sa longue marche, Julo ne tarda pas à s'endormir, confiant et heureux.

 

La nuit était profonde quand un hululement réveilla le jeune homme en sursaut : "c'est une chouette", se dit - il pour se rassurer.

 

Il resta couché, l'œil ouvert, les oreilles aux aguets.

Les cris reprirent et se transformèrent en hennissements déchirants. Se levant d'un bond, les jambes tremblants de peur, Julo se rendit à la porte de la grange qu' il ouvrit grand.

 

La Lune avait disparue et cédée sa place à des cieux tourmentés ! Le vent se mit à souffler, les vieilles tuiles à vibrer, La pluie se mit à tomber, la girouette à follement tourner. Un éclair bleuté frappa, la haut, sur la colline ; illuminant un bref instant l'orée du "Bois du regret".

Les hennissements reprirent de ce côté-là ! Et une lueur spectrale se mit à descendre le chemin à la vitesse du vent ! Julo écarquilla ses yeux et se mit à grelotter.

Ce n'était pas à cause de la pluie qui lui fouettait le visage ni ce froid lui montant de ses pieds nus ; non ! Devant lui un corbillard fantomatique arrivait à tombeau-ouvert ! Lancé à pleine vitesse ! Horreur ! Arrivé devant le portail en bois de la ferme, ses deux chevaux squelettiques le frappèrent de leurs sabots !

 

corbillard 001

 

Il s'ouvrit avec un fracas de bois cédant et de ferraille rompue qui évoquait le gémissement d'une âme en peine.

 

La sueur au front, le cœur battant à se rompre, Julo se détourna de cette vision irréelle et referma précipitamment la porte de bois massive de la grange. Julo attendit que le silence revienne. Courageux, il se risqua une œillade entre deux planches disjointes. Le corbillard, et ses chevaux non-morts étaient toujours là ! Arrêtés à quelques pas à peine de cette grange, qui bien que solide lui semblait d'une protection bien vaine...

Une sombre silhouette coiffée d'un chapeau haut de forme se tenait debout sur le siège du conducteur. Elle leva un bras étiolé d'un geste autoritaire vers la grange ; ordre impératif destiné à l'occupant du ténébreux fiacre. Une silhouette imprécise, en sortie et se dessina progressivement sous les trombes d'eau tout en trainant une longue chaîne qui lui enserrait sa cheville. Elle s'adressait au cocher en joignant ses mains décharnées et semblait supplier son bourreau. Un infâme ricanement s'éleva du siège où trônait le terrible cocher ; et de nouveau celui - ci lui montra la grange d'une main menaçante.

 

le cocher 001

 

Julo s'adossa de nouveau à la porte, transpirant de peur, il pouvait sentir d'ici le souffle glacé du sinistre équipage. Le silence revint. Mais bientôt, hélas, des coups retentirent à la porte de la grange. Quelqu'un tapait, régulièrement, sans s'arrêter. Une planche céda ! La tête d'une canne en argent décorée d'un loup avait fracassée le bois. L'objet luisant à la beauté élégante et terrible frappa de nouveau, terminant de mettre à mal les planches de chêne. Julo, qui s'était jeté d'effroi sur sa paillasse, se cramponna à son matelas, mais... il se ravisa.

 

"J'ai besoin de travailler et la ferme me plaît,  pensa  - t - il. Et si on me faisait une blague pour me mettre à l'épreuve ?"

 

Sans trop y croire, il alla ouvrir.

 

Devant lui se tenait un vieil homme transparent et triste, coiffé d'un chapeau à plume ; une canne à tête de loup en argent dans sa main droite évanescente.

Dans une brise glacée, il entra en flottant, montra une corde et une lanterne et invita le garçon à le suivre.

 

l homme à la canne 001

 

Julo fasciné par l'apparition obéit : sans qu'il puisse se l'expliquer, sa peur était tombée.

 

Derrière la grange, le fantôme lui indiqua un très vieux puits, et lui fit signe d'y descendre. Julo accrocha la corde solidement au col de cygne  qui ornait le portique en fer forgé, surplombant la gueule sombre.

 

Le-puits-001.jpg

Puis il disparut dans les ténèbres. Arrivé au niveau de l'eau noire, il alluma sa lanterne, les ombres reculèrent à contrecœur ;  face à lui l'entrée d'un tunnel  s'enfonçait encore plus profondément sous la vieille demeure.

Julo, l'appréhension dans l’âme, leva la tête. La haut, se découpant devant le ciel d'orage, le fantôme le regardait silencieux en hochant la tête. La lueur des éclairs qui parvenaient jusqu' à l’aventureux jeune homme, déguisait les gouttes d'eau qui perlaient des murs moussus en autant de diamants... éphémères.

 

 

 

 Descente-dans-le-puits-002.jpg

 

 

Le fantôme s’impatientait,  et lui indiqua de nouveau le tunnel.

 Julo déglutit sa salive et se mit à ramper dans l'étroit boyau. Etait- ce de la glaise ou des limaces visqueuses sous ses doigts ? Y avait  - il encore quelques grosses araignées dans ces horribles toiles qui lui caressait le visage ? Il préférait ne pas trop y penser !

 

Après une dizaine de mètres, il arriva au bout du tunnel dans une petite pièce étroite, et se remis debout. Sur le sol humide, encore assis et vêtu de ses haillons gisait un homme coiffé d'un chapeau à plume, une canne en argent à tête lupine à son côté, sa jambe droite était brisée. Le squelette serrait amoureusement dans ses bras décharnés un coffret. Julo , intrigué,  desserra les doigts osseux pour le dégager tout en grimaçant de dégoût, lorsque craquèrent les fragiles  phalanges.  Au moment d’ouvrir la cassette, une main glacée se posa sur son épaule. Le fantôme était là ! Surpris, Julo sursauta et le contenu du coffret se répandit sur la terre battue. A la lueur  dansante de la lanterne, des centaines de pièces d'or scintillèrent sous ses yeux  et  un très vieux parchemin roula au sol. Il le ramassa.  Sur la peau moisie maculée de tâches de sang, une main désespérée avait confessé sa vie d'escroc, de menteur et d'égoïste.

 

Oubliette 001

 

Lentement Julo se mit à le lire :

 

"Tout avait commencé lorsque durant un voyage "d'affaires" dans le royaume inhospitalier de Lupravia, une tempête de neige l'avait poussé à se réfugier dans une auberge. Là, l'alcool de sapin  aidant, un villageois lui avait confié une carte et conté la légende de la canne d'argent. Celle-ci en plus de comprendre les loups,  assurait la richesse à son détenteur. Obsédé par sa soif de l’or, il était parti à sa recherche dès la tempête apaisée. Bravant les précipices et les cimes des montagnes  voisines du mythique  « Mont Lycan », il  avait trouvé la clairière ou s'élevait la petite chapelle.

la chapelle du Mont lycan 001Le lieu de culte était désert. Sur son autel de pierre reposait le mystérieux objet. Si la Lune, dans son espiègle bonté, lui avait alors révélé toute l'élégance des courbes et sculptures de la canne d'argent,  c’était surtout la puissance hypnotique de la tête de loup qui ornait son pommeau qui l’avait subjugué! Fasciné, il avait délicieusement succombé à l'envie !  Tout heureux en sortant du vieil édifice, il ne s'imaginait pas qu'une surprise de taille l'attendait. Quittant en grondant le couvert végétal de la forêt, d'énormes loups l’entouraient.  Ils approchaient en grondant, dardant vers lui leurs yeux d'ambre et leurs crocs avides de justice ! Le temps semblait figé, comme la glace en plein hiver emprisonnait les navires perdus sur la Mer des douleurs.

 

canne des loups 001

 Une brise légère amena vers lui quelques doux flocons de neige et avec eux une magnifique louve blanche rompit le cercle et vint se poster face à lui. Ses yeux verts, d’une intelligence surnaturelle, épiaient ses moindres faits et gestes. Une voix belle et féminine retentit alors dans la tête du voyou "Ainsi, homme du Sud, tu nous vol ? Au mépris de ta vie, tu aimes tant l'or que ça mortel ? REPONDS  MOI !!! " L'homme incrédule bafouilla "Je l'ai trouvé, ce trésor m'appartient, il est à moi !!! A moi maudites bêtes !"  Crachat -il avec un courage désespéré. "La louve huma la brise qui lui portait l'odeur humaine, puis d'un air écœuré reprit "Je sens le vice en toi ! Puisque rien ne saurais te sevrer de ton poison, ainsi soit - il ! Ignorant !  je dois cependant  te mettre en garde ! Aussi sûr qu'aucune averse n’épanchera jamais la soif du Désert des crânes, tu ne seras jamais rassasié par ton or et dès ton premier écu amassé, ton âme se desséchera comme le vent réduit le roc en sable ! Alors, veux- tu toujours cette canne ?" L'homme dans sa folie,  trop content de s'en tirer à si bon compte s'empressa d'accepter ! Les loups regagnèrent alors l’obscurité sauvage de leurs bois et le laissèrent à son destin.

 

Peu de temps après, l'homme à la canne fit fortune cédant à ses malhonnêtes instincts. Avec l'aide de la canne magique il s'acoquina aux pires crapules et pirates et dégagea toujours plus de bénéfices. Mais le démon de l'alcool est perfide lui aussi ,  si il sait lier la volonté d' un homme, il sait aussi délier sa langue ! Et dans les bouges sordides des ports, l'histoire de la fabuleuse cane des loups fut connue et les anciens "amis" devinrent des prédateurs envieux...  Fuyant son palais l'homme s'était caché dans cette ferme où il avait cru pouvoir tromper la traque de ses collègues impitoyables venus du  tristement célèbre "Port - sable-noir". Finalement découvert, il avait pris la fuite en plein orage avec son pesant magot ; malheureusement handicapé par ce poids il avait perdu l'équilibre et chuté dans ce puits !

Gravement blessé il n'avait pas renoncé à son or pour autant ! Avec pour toute compagnie, la souffrance, les vers et l'attente de la mort dans cette infâme oubliette. Le bon Dieu, horrifié par ses actes passés n'avait pas répondu à ses prières. Désespéré, et en plein délire, il avait supplié le Maître des enfers et ses laquais de le soulager... pourvu que l'or reste à ses côtés ! De cet accord en avait découlé des décennies d'esclavage, de peur et d'horreur au service du cocher de l' « Archidémon-Capon » et puis très vite ...autant de rêves de rédemption" .

Julo, la gorge nouée, s’ adressa à nouveau au spectre silencieux :

"Ce trésor vous appartenait mais vous ne l'avez pas gagné honnêtement, n' est - ce pas ? Voulez - vous que je le distribue pour vous aider à quitter pour toujours le monde des vivants ?

 

Le fantôme hocha la tête et montra le chiffre "3" avec ses doigts squelettiques.

 

Julo, partagea le trésor en trois tas égaux.

 

"Cette part sera pour les pauvres, proposa le garçon. Celle - ci, voyons... est pour le fermier Pompatarte, en réparation des tourments et préjudices subis !

 

mais la troisième... a qui voulez - vous la donner ?

 

En souriant, le fantôme pointa son index transparent vers Julo.

 

A cet instant précis, provenant de la surface, ils entendirent le cri de colère et de frustration du maléfique cocher, puis ce fut le silence.

 

Les chaînes du spectre tombèrent au sol et se consumèrent en une fumée bleue.

 

Le fantôme, assistant enfin à la fin du règne de son tortionnaire en fut ému ; confiant et soulagé il hocha la tête une dernière fois au jeune homme et s'effaça pour toujours dans un ultime soupir.

 

Regagnant la surface, Julo, ne vit plus aucune trace du ténébreux attelage, ni de l’orage. A quelques pas de lui se tenait une énorme louve blanche qui grondait en l'observant d'un air farouche. Le garçon, décidément bien malin, déposa la canne enchantée à ses pieds et recula. La louve se tut. "Vanda - Ludvina de Machelouve" prit  délicatement dans sa gueule l'objet.

la louve blanche Vanda 001

Sans un regard, elle fit volte-face et regagna la forêt tranquillement et prit le long chemin du retour vers son royaume hivernal de LUPRAVIA.

 

Julo et le père - Pompatarde remontèrent le trésor et  respectèrent scrupuleusement les dernières volontés de l'homme à la canne. Puis ils murèrent la pièce secrète au fond du puits afin que personne ne vienne jamais troubler la dernière demeure du repentit.

 

Le jeune homme vécu longtemps auprès du fermier Pompatarte et de sa femme, il se maria et eu beaucoup d'enfants !  Quand - aux fermiers, après une retraite heureuse et paisible, ils quittèrent cette terre fort vieux ! Julo hérita de la ferme, et ses enfants et petits - enfants y vécurent eux aussi très longtemps avec toujours au fond du cœur le respect des hommes, des animaux et de la Terre.

"L'estime et le courage, qui de l' homme honnête est le partage, est pour les siens aussi le plus bel héritage"

Et c’est ainsi sur ces dernières paroles que s’acheva l’histoire de « L’HOMME A LA CANNE »

 

 

FIN

 

 

achevé le 04 Septembre 2014 à 23H39

 

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CEUX DES CIEUX : LES ENFANTS D' ORAKLE

Publié le 18 Octobre 2013 par LUNE LOUP dans CONTES DE L' ENTRE DEUX MONDES

oeil de Morgania 001

 

 Il arrive parfois que l' art impose sa loi, sa présence , sa pensée ... comme si cette volonté de "naître" de sortir du néant lui était indispensable.

En voici un témoignage.

J' ai créé cette fresque de 2m sur 2,50 m pour agrémenter le coin "Playmobil" de la chambre de ma fille Justine. Plus tard cette petite histoire s' invita dans mon esprit ; par ses niveaux de lecture nous pouvons y deviner les silhouettes de "l' envol prochain" des enfants vers l' âge adulte, la disparition d'êtres chers et peut être l'apaisement tant espéré ...

Ce conte,  illustre cette peinture qui désormais fait partie de notre maison : "témoignage des occupants passés..." diront peut être un jour des archéologues ! 

Mais qui sait, peut être que ce conte se fera "écho" et lui survivra...

Je vais donc maintenant réciter une nouvelle fois la formule magique qui seule sait ouvrir les portes des contrées du rêve et du temps ;

 

Il était une fois...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 "CEUX DES CIEUX"  

 

 

     Les enfants d Orakle
   

 

 

 

 

 

  vue ensemble

 

 

 

 

 

 

  Lovée entre les collines verdoyantes de "La pierre de lune", en lisière de "La grande plaine du vent", la ferme du palefrenier Orakle se réveillait tranquillement sous les premiers rayons du soleil.

 

 ferme-des-quatre-pierres-001.jpg

 

"Dans l'azur pas d’ menace !" Telle était la devise du colosse !

 

 

 

  Le brave Minotaure, car Orakle appartenait à cette fière race aussi forte que têtue, quand à lui avait fort à faire ! Il songeait à ça tout en grattant de sa main gantée le pelage noir qui bordait ses deux gigantesques cornes. Ce matin il n’aurait pas cette fois - ci le loisir de soigner sa gueule de bois et de contempler la nature environnante ni ses splendeurs qu’elle offrait généreusement. Ce matin deux de ses juments célestes allaient mettre bas.
Son haras des « quatre pierres » était sa fierté, c’était le nom qu’avait l’endroit. Le domaine étant blotti entre 4 collines dont les silhouettes rappelaient  les formes oblongues des délicieux pains de sucres vendus au port de « Sable-noir ».

dessin-kudi-001.jpg

 

Il caressa ses juments, flatta leurs crinières, tout en s’affairant à préparer une bonne litière pour les poulains à naître. Il était présent. Il était là au cas où… Mais il laisserait faire la Nature. Cette dernière veillait ainsi sur le légendaire troupeau des  chevaux célestes de "La grande plaine du vent" depuis des millénaires...

 

Et lui Orakle le Minotaure, du haut de ses 2,80 m dissuadait monstres et maraudeurs, gobelins et trolls de venir troubler la paix de cet endroit. Et tant pis pour les imbéciles ou téméraires qui voudraient tâter l'acier noir de son énorme hache de bataille!

 

Sur ces dernières pensées et avec un bref sourire carnassier, le terrible gardien Minotaure bougea sa carcasse musclée et se mit au travail !

 

 

 

                                                                                       ***************  

 

 

 

Les petits tétaient paisiblement leurs mères dans la chaleur rassurante de l'écurie. L'air doux sentait bon le foin et sur la paille qui jonchait le sol dallé, le soleil donnait à la litière la couleur des flammes. Orakle poussa un beuglement bestial ! Le palefrenier était ravi ! Cette double naissance s'était bien passée ! Les juments célestes avaient déjà récupérées des forces et les poulains étaient forts et vifs!

 

 

 

Les petits équidés grandirent ainsi, choyés dorlotés par leurs mères et par Orakle le Minotaure.          Le rude colosse savait pourtant autant caresser et réconforter ses poulains que distribuer des "taloches et autres claquades" quand ces "fichus-baudets" s'amusaient à lui piétiner ses salades !!!

 

 

 

Puis un jour les mères se firent de moins en moins présentent pour leurs petits. Elles s’absentaient de plus en plus longtemps, de plus en plus souvent aussi. Le Minotaure fronçait toujours un peu ses sourcils broussailleux quand il les revoyait réapparaîtrent, la robe constellée de poussière d'or.          Par la barbe du grand Taurus ! Il savait bien sûr ce que ça voulait dire ! Le temps arrivait où ses juments allaient regagner la compagnie des  "Ceux des Cieux", le troupeau des chevaux célestes ! Ce qu'il comprenait tout à fait, car rien ne pouvait retenir éternellement l'essence magique de ces  merveilleux animaux! Mais quelque part dans son cœur de "butor", lorsque ses chevaux s'éloignaient, il ressentait toujours comme un pincement...

 

 poulains-ceux-des-cieux-gd-format-001.jpg

 

Ce jour arriva... et les jeunes poulains en furent fort alarmés ! La petite jument arborait désormais  une magnifique corne unique au sommet de son front ! La croissance du "Rostre" avait été très rapide ! Le jeune mâle quant à lui semblait "normal".

 

 Dans le troupeau des chevaux célestes d'Orakle rien ne permettait de savoir à l' avance les dons que renfermait chaque individu. Orakle le Minotaure haussa ses épaules massives et repensa avec un sourire presque sadique à sa soirée de la veille à la taverne du "chat puant".

 

Ohhh ! il avait fait fort cette fois - ci ! "Glupp", le géant des collines, s'était moqué des poulains et avait eu le malheur de lancer une blague méchante à propos d'un plat appellé "La - zagne" où quelque chose comme ça...

 

tete-orakle-001.jpg

 

Le sang d' Orakle le Minotaure n'avait fait qu' un tour,   là IL AVAIT VU ROUGE !!!...et d'un unique et magistral coup - de boule il avait abattu le géant des collines devant toute l'assemblée. Un petit rictus de plus à l'attention de la bande à "Glupp", avait décidé la douzaine de "Gnolls" attablés avec leurs sales gueules de hyènes à se diriger tous tremblants de peur vers la sortie, la queue entre les pattes et... pour certains, le caleçon souillé d'urine !

 

 taverne-orakle-001.jpg

 

Orakle s'esclaffa et beugla un rire un peu crétin !

 

Oui ! Il avait passé une très bonne soirée ! "Glubb" devait "dormir" encore...

 

On ne plaisantait pas avec ses protégés sous peine de se réveiller avec une migraine atroce, comparable à un crâne foulé  par cent nains défilants au pas cadencé !

 

 

 

 

 

Et la vie suivie son court à la ferme "des quatre pierres", Orakle s'occupant d'autres chevaux, soignant les juments prêtent à mettre bas et "éduquant" d' autres poulains.

 

Les deux jeunes inséparables avaient maintenant 3 ans et "jouaient" souvent avec les hobbits du coin. Ceux-ci aimaient venir pique-niquer dans "La grande plaine du vent", quoique se faire piétiner la nappe à carreaux chargée de victuailles par les fiers canassons n'était jamais du goût des semi-hommes ; qui essayaient parfois de râler auprès d' Orakle à ce propos. Mais à l' hilarité des deux complices équins, il suffisait qu' Orakle le Minotaure fronce un peu ses sourcils où pousse un "HEINNNN !????" vindicatif pour que l' effet soit immédiat et ôte tout courage aux infortunés hobbits !!!

 

 

 

Un jour un  hennissement provenant des cieux fit lever la tête des deux poulains ! La haut dans les nuées le troupeau des chevaux célestes se fondait aux nuages telle une avalanche éthérée et invincible. Leurs galops les menant de nuages en nuages, leurs corps se confondants aux brumes dorées pour réapparaître plus tangibles ensuite ! Deux juments se séparèrent du groupe de tête pour venir quelques instants déposer un doux effleurement sur la tête des poulains, puis en réponse à un splendide étalon aux yeux d'ambre elles regagnèrent le troupeau de leur galop joyeux et aérien.

 

 

 

"Maman !!!" hénnit le jeune mâle.

 

 les-poulains-de-ceux-des-cieux-001.jpg

 

La petite Licorne regarda son aimé et vis dans ses yeux que toute sa fougue s' embrasait d' un seul coup !

 

 Celui - ci  au grand étonnement de sa compagne, se mit à galoper, galoper ! de  plus en plus vite !!! Fonçant droit devant lui, vers une robuste barrière au bois blanchie par le soleil. Il s'élança, sauta  l'obstacle au tout dernier moment puis ... déploya deux grandes ailes blanches et soyeuses ! Prit par son élan il s'envola vers les cieux !

 

 

 

licorne gplanStupéfaite par cette révélation, la petite Licorne vit son aimé prendre de l'altitude et passer devant le soleil, écrasant ainsi de son ombre toute la plaine.

 

 

 

La pouliche entendit alors son hennissement rempli de joie, suivi d'une exclamation de défi "viens, viens ! le soleil est pur, les nuages sont doux, vois comme l'air me porte !!!"

 pegase-g-plan.JPG

 

 

 

 

Claquant ses menus sabots d'or la jeune Licorne se cabra crânement et fonça à son tour vers la barrière menant à la prairie ; la sauta fort aisément, mais hélas ne put déployer aucune aile !

 

 

 

(Rire) "Nigaude !!! Prends donc de la hauteur ! Tu m'atteindra !"vue ensemble

 

Piquée au vif; l'espiègle pouliche - unicorne se mit à gravir aussitôt une colline proche et escarpée s'élevant juste derrière le Haras "des quatre pierres". Le chemin poussiéreux défilait à pleine vitesse devant elle, les petits sabots martelant le sol en rythme, les mimosas et la lavande enivrants ses naseaux de leurs parfums sauvages.

 

  De la Grande plaine du vent, Orakle le Minotaure vit la fougueuse créature poursuivre son ascension. Il pouvait suivre aisément la ligne de feu que formait "le Rostre", la longue corne dorée qui ornait le front de la Licorne, et qui fendait l'air à toute vitesse. Telle une étoile filante un soir d'été, telle une flèche elfique vers une cible gobeline méritée...

 

100_5423.JPG

 

Le colosse cornu posa sa pelle et s'assit sur une souche pour contempler le spectacle, faisant teinter légèrement son anneau enfilé entre ses naseaux.

"Arch' chai pas trop tôt !!!" grogna- t -il en rallumant sa pipe faite de racine de Mandragore tout en scrutant de son regard ombrageux la silhouette blanche. "Allez !!! fonce,  la ch' tiote !!! Ils t'attendent là - haut !!!"

 

Arrivée au sommet, elle déboucha sur un plateau herbu. La pouliche s'arrêta net ; un peu désorientée de ne toujours pas apercevoir son aimé.

 

(Rire) "La haut, la haut, je suis ! Me vois  tu ?"

 

La voix du jeune rebelle provenait, fort lointain, des nuages que le soleil couchant embrasait.

 

"VIENS ! Viens vite !!! Le soleil soupir, les nuages sont roux et l'air m'emporte... loin de toi !!!"

 

Affolée à l' idée de perdre son amoureux si près du but ; la courageuse "Licornette" frappa de nouveau le sol de pierre de ses sabots étincelants et pointa "le Rostre" vers les nuages tête baissée, puis s' élança au galop. Le crépuscule proche recula un instant quand ce trait de feu fonça vers les nuages accompagné d’un hennissement triomphant !

 

L'air se figea alors. Le temps, lui -même, semblait spectateur d’un tel prodige.

 

 

 

Une minute, puis bientôt deux s’écoulèrent. Seuls les nuages gonflaient et tourbillonnaient dans la tiédeur du soir.

 

 

 

Puis d'un seul coup telle une magie ancienne et oubliée, les nuages scintillèrent et une pluie d'or, merveilleuse et fine tomba du nuage où la Licorne et le Pégase avaient disparus.

 

 

 

Là - haut dans les cieux les poussières dorées et pourpres se fondirent aux brumes et nuages dans les reflets du couchant, tandis que deux silhouettes équines aux courbes évanescentes se découpaient progressivement devant le ciel azur déclinant.

vue ensemble

 

Dans un concert de hennissements Dame Licorne et son Prince Pégase s'animèrent alors et se mirent à galoper dans les nuages embrasés.

 

 

 

Libres et réunis l' un pour l' autre dans une même passion ils rejoignirent "Le grand troupeau des cieux des chevaux célestes". D’ailleurs de nos jours ils parcourent toujours "La grande plaine du vent" du royaume de "MORGANIA" sous l' oeil bienveillant de leur protecteur ...

,                                          

                                                    Orakle le Minotaure.

 

 

 

      FIN

 

 

oeil de Morgania 001

 

 

A la mémoire de mes chers disparus en cette si douloureuse année ;

 

                                                 Ludovic G,  Denise D,  Bernard B 

 

                                                                          reposez en paix.

 

 

                                                                  

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CORBELINE : l' histoire

Publié le 1 Décembre 2009 par LUNE LOUP dans CinéLuneLoup : les vidéos



« CORBELINE,
LA BALADE DE LA METAMORPHETTE »

 

Bonjours à tous !

 

Je suis enfin de retour après une longue absence sur la blogosphère...

 

...et c' est un peu noêl avant l' heure !


Voici donc la novellisation de mon deuxième court-métrage. Je vais mettre tout en oeuvre pour qu' il soit visible sur la toile... même si il fait quand même 21 minutes !

 

**************

 

Bon c' est fait !!!

Voici donc un petit film réalisé avec les moyens du bord et 3 bouts de ficelles. Mes filles se sont bien amusées !!!

 

Bonne séance !

 

 

 

  LE FILM  EPISODE 1

 

 

 

 

 

LE FILM EPISODE 2

 

 

  M... il y a un léger décalage entre l' image et les sons sur la deuxième partie ! Alors que mon DVD est nikel ! C' est quand même frustrant vu le temps passé sur la bande son !!! Mais apparement après plusieurs  "upload" je ne peux pas y faire grand chose...

 

 

 

L' HISTOIRE...

 

 

A l’ orée du « Bois du regret » se terrait dans une chaumière délabrée un ancien seigneur de l’ ombre décharné. Le Baron Ténèbron – vampire de son état – avait été vaincu et depuis cette nuit fatidique son spectre hantait les bois.

Sa tanière humide abritait, lutins, kobolds et métamorphes. Le spectre trouvait cette cachette croulante bien inconfortable comparée au somptueux château Ténèbron qu’ ils avaient dû fuir lorsque l’ aventurier « Dragon d’ or » - qu’ il soit maudit ! – lui avait plongé la lame antique du paladin Ganelon en plein cœur…

 

Seule la puissante magie de son médaillon « The mystic’s dream » lui avait permis de tromper le redoutable guerrier avant que celui-ci ne lui assène le coup de grâce : la décapitation !

 

Bien que très mal en point le sinistre Baron, usant d’ autres pouvoirs vampiriques, s’ était transformé en brume. Il s’ échappa ainsi de son castel par fissures et lézardes… Ecumant de rage, il avait hurlé sa haine, mais seule une faible plainte avait été audible. Le vent avait ensuite entrainé  ses restes éthéré vers le « Bois du regret » ; lieu étrange et sinistre, refuge des plus incroyables légendes.

 



Le spectre du vampire, assis sur son sombre trône, ruminait d’ atroces vengeances et se languissait : sa chair et son sang lui manquaient.

Dans cette crypte, dissimulé par un passage secret, il avait découvert une nuit un antique grimoire titré « La poule noire ». Cet ouvrage interdit renfermait des textes et des symboles impies mais ce qui intéressa davantage le mort-vivant, c’ est qu’ il enseignait l’ art noir de la plus maléfiques des sorcelleries.

Parmi les centaines de sortilèges, onguents et potions, Ténèbron trouva l’ incantation qu’ il avait tant cherché : « l’ œil du Risèd ». Celle – ci promettait d’ exaucer un vœu, aussi impossible soit – il. Cependant, elle exigeait un composant aussi rare qu’ indispensable pour exécuter avec succès celui-ci.

Il fallait qu’ une créature innocente et pure accepte de cueillir une Fleur de « Sanguignia Solarius » - la fleur de folie et qu’ ensuite elle l’ utilise de son plein gré !

Pas question qu’ un de ses acolytes des ténèbres, ou lui même, ne cueille l’ étrange plante au risque de la voir perdre tous pouvoirs… à jamais !

La douce créature une fois pervertie devait ensuite être sacrifiée et son cœur remis au sorcier pour que le maléfice s’ acomplice.

Telles étaient les conditions requises pour jeter le sort de « l’ œil du Risèd ».

Trop faible pour quitter longtemps sa tanière, Ténèbron invoqua un de ses plus retors serviteur,  « Ned le kobold ».

 

« Ned… »

 

« NED !!! »

 

« Lèves-toi  et viens à moi ! »

 

« Me voici Maître Ténèbron ! Me voici votre GRAAAndeur !!!

« Trouves-moi un enfant sauvage et fais – lui cueillir la Fleur de folie ».

 

« Expliques à l’ Elfe comment l’ utilisée, puis contemple le résultat !»

 

« Quand rongé par la honte il s’ effondrera ; ramènes-moi son cœur pour que je retrouves chairs et vigueur…»

 

« Mais… ??? »

 

« AU TRAVAIL KOBOLD ! »

 

« Oui seigneur Ténèbron, je réussirai !!! »

 

« Je te le souhaites, Ned… »

 

« euhhhh, glurps !!!! »

 

 

Ned, lui même un peu sorcier, comptait beaucoup sur ses sortilèges pour tromper un être de la lumière. Ayant voyagé dans les bois des heures durant, le vil s’ accorda un peu de repos. Il s’ assit dans un siége taillé dans le bois d’ une souche. Sur l’ écorce un quidam y avait gravé « Reposes – toi ici voyageur fourbu ». Ragaillardi comme par magie il allait reprendre sa quête, quand il vit une petite créature gracile sortir des fourrés et s’ aventurer dans la clairière. Quel chance !!! Une Elfe des bois ! Jubilant, il marmonna quelques paroles de sa voix nasillarde qu’ il s’ efforçait de rendre le plus sympathique possible.

 

« Tiens, mon p’tit elfe, j’ ai un cadeau pour toi !!! »

 

L’ elfe du tac-o-tac lui répondit :

 

« OHHH !!! t’ es trop moches toi !!! »

 

D’ abord un peu effrayée la jeune elfe qui se nommait « Corbeline », fut ensuite très intéressée quand elle vit le « cadeau ». Ned le kobold, lui tendit la page du parchemin représentant « La fleur de folie » qu’ il avait arraché au grimoire de « La poule noire ».

 

« Ma petite Corbeline, peux – tu me montrer où pousse cette fleur ?

 

« Que vas – tu faire avec cette fleur, Ned mon copain ? »

 

« J’ en ai besoin pour guérir un parent »  (il lui sembla que l’ ombre de Ténèbron acquiescé dans le ciel, il frêmit !)

 

Comme elle était très jeune, elle ne se méfia pas et oublia vite l’ apparence hideuse du kobold, mieux encore elle accepta de lui rendre ce service – à la grande satisfaction de celui-ci !

Usant d’ un sortilège de « passe-muraille », Corbeline se rendit de l’ autre côté de la vallée ; là où le « Bois du regret » était le plus sombre mais le plus envoûtant aussi…

 

Ned la surveillait, caché dans les buissons. Corbeline ne devait pas lui échapper. Il devait veiller à ce que tout se passe comme le plan établi par son maître. Quand à la jeune elfe elle prenait ses apparitions et disparitions comme les fruits de l’ excentricité de la créature.

Les elfes, véritables enfants sauvages des bois, connaissent d’ instinct les chemins cachés qui mènent aux dangers et aux merveilles des forêts anciennes.

Corbeline trouva la mystérieuse « Sanguignia Solarius »- La fleur de folie. Celle – ci ne pouvait pousser que sur la souche séculaire d’ un « Ent »…

 

Posant son arc dans les fougères, elle s’ avança et la cueilla.

 

Envoûté par la beauté de la fleur, la jeune elfe huma son délicat parfum. Alors une chose étrange se produisit une voix douce et lointaine résonnait dans son esprit à travers ces volutes de senteurs irrésistibles. Cette voix la plaignait ! Comme il était injuste qu’ elle – Corbeline – soit si petite et si faible ! L’ elfe en transe écoutait tout en continuant à respirer l’ odeur sucrée et délicieuse de la fleur de folie. La voix, aussi suave que le parfum, lui confia finalement qu’ il était dorénavant à sa portée de devenir une créature puissante et crainte. La fragrance enivrante et la voix s’ imposèrent encore davantage dans l’ esprit de Corbeline. Elle se mit à vouloir, plus que tout, devenir une créature redoutée de tous plutôt que cette existence de petite elfe faible et inoffensive.

 

La fleur de folie la guida à son tour dans le « Bois du regret » jusqu’ à un lieu oublié de tous où trônait un antique chaudron de fonte recouvert par le lierre. Parfois les sorcières du village maudit de « Dree » venaient y célébrer leurs sabbats… Jetant son arc au sol, corbeline s’ avança. S’ accoudant au chaudron, elle y jeta une à une les pétales de la fleur maudite tout en marmonnant dans une voix inconnue. Bientôt il n’ y eu plus de pétales, juste le cœur de la fleur ; son cœur d’ elfe aussi. Elle jeta le cœur à son tour dans le chaudron et lentement y descendit ses bras. Elle resta ainsi un moment, perdue dans une dérive étrange de l’ âme.

 

Ned le kobold guettait toujours ses moindres faits et gestes.

 

Corbeline ressentit soudain des picotements dans ses doigts, dans ses mains. Elle se redressa lentement. Physiquement elle était pratiquement inchangée, sauf… ses mains !

Ses bras dodus d’ enfant elfe se terminaient par une épaisse toison brune qui recouvrait une paire de larges pattes griffues. Elle poussa un cri de surprise ! Puis s’ appropria rapidement ces étranges « serres », elle s’ éloigna sous les arbres.

 

Abandonné, gisant parmi les fougères, l’ arc de corbeline sanglota…

 

 

Corbeline – la Métamorphette, errait depuis des jours dans les bois, l’ estomac tenaillé par la faim et la soif. Ned le kobold comprit très vite le potentiel destructeur de cette étrange créature mi elfe – mi bête. Il réussit, tel le souhait du Baron ténèbron, à s’ en faire une alliée de poids dans ses rêves de carnages…

Pour Corbeline le parfum de la fleur de folie avait désormais une autre saveur : celui du sang !

 

 

Elle avait froid ! elle avait faim ! et sa maison était loin… si loin déjà et perdue dans le chaos de ses pensées bestiales.

 

                                                    **************************

 

 

Le temps passa et les tueries se succédaient dans le « Bois du regret ».

 

« Elle » avait soif , « Elle » avait faim… si faim !

 

Les lutin « Shingouzz’ et nombres d’ autres créatures féeriques commençaient à perdre espoir face à la barbarie du terrible duo. « Non, non Corbeline ! Ne fais pas ça !!! C’ est une GROSSE bêtise !!! » tentaient – ils de la raisonner. Hélas sans succès…

 

Quelques temps après avoir massacré une licorne, Corbeline – la Métamorphette, arriva seule devant un calvaire très ancien. Troublée par cette croix de pierre d’ où semblait émaner tant de lumière, la Métamorphette tomba à genoux. Elle pleura à chaudes larmes lorsqu’ elle réalisa les horreurs qu’ elle avait commise.

 

« Mais qu’ est – ce que j’ ai fais ? J’ ai tuée tant de gens… » se lamentait – elle.

 

 Elle pria les esprits des bois, elle pria cette croix qu’ elle ne connaissait pas de lui pardonner ses crimes…

Epuisée mais apaisée, elle s’ effondra sur l’ herbe douce de la clairière et s’ endormit pour toujours.

 

Arriva alors une autre jeune elfe des bois, un peu plus sage que Corbeline, Morwenn était son nom. Elle avait été prévenue par les Shingouzz’ des horreurs perpétrés dans ces bois. Quittant précipitamment  sa demeure forestière nichée près d’ un ruisseau, elle arrivait enfin près du calvaire sacré.

Pied – à – terre, tenant sa jument blanche par la bride elle s’ avança vers une créature hirsute et inconsciente gisant dans l’ herbe. Emue, elle vit le corps contrefait de Corbeline, ses deux crocs, ses deux serres redoutables maculées de sang séché qui avait labourées la terre… comme tant de corps innocents.

En l’ observant de plus près, l’ évidence lui sauta aux yeux, c’ était Corbeline ! L’ enfant sauvage disparue depuis si longtemps sans laissée de traces. Corbeline avec qui elle aimait jouer. Corbeline, sa sœur ! Elle recouvrit alors le petit corps de l’ elfe avec un linge de santé, puis elle se blottit contre elle.

 

Les esprits des bois, bien que réputés exigeants et retors peuvent parfois se montrer compatissants… Ils acceptèrent  son pardon et prirent en compte le fait qu’ elle avait été trompée dans sa gentillesse. MAIS ils voulurent quand même la punir pour ses pensées et pour cette terrible bêtise qui avait coûtait la vie à tant d’ innocents.

Le souffle de la vie fut rendu à Corbeline, mais elle fut terrifiée lorsqu’ elle se réveilla au pied d’ un chêne aux racines noueuses…

Elle vivrait dorénavant sous la forme d’ un « Knudde », un grand chien sombre comme la nuit, et son devoir serait d’ escorter et de protéger les voyageurs contre les êtres maudits qui hantent les routes des royaumes de MORGANIA.

 

Mais un danger immédiat à l’ ombre des fourrés guettait Corbeline et Morwenn . Ned le kobold, ayant dû s’ absenté, était de retour ! Lorsqu’ il vit que sa proie (et son cœur d’ elfe !) lui avait échappé, il entra dans une colère noire !!!

 


 

Toutes griffes dehors il chargea Morwenn !!! Celle – ci effrayée par tant d’ agressivité paniqua et eu beaucoup de mal à encocher une flèche, puis bander son arc. Y parvenant elle tira enfin ! La flèche fila comme l’ éclair une nuit d’ orage… et transperça le cœur noir du hideux kobold avec un bruit écoeurant. Celui – ci aussi enragé qu’ incrédule hurla comme un démon, puis après un dernier spasme il s’ immobilisa.

 

Ainsi prit fin la balade de Corbeline.

 

Corbeline, désormais libre sous sa forme canine, s’ en retourna dans le « Bois du Regret »  vers une nouvelle vie pleines d’ aventures en compagnie de Morwenn, des elfes et des peuples sylvains.

 

Mais ceci est une autre histoire…

 

 

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"L' ENFANT DES LOUPS"

Publié le 25 Juin 2009 par LUNE LOUP dans LES CONTES DU MONT LYCAN


Les contes du « Mont Lycan » 
l’ enfant des loups.

 

 

Il était une fois… une misérable cabane au plus profond de la  forêt de Hurlelune  où vivait une bonne et belle sorcière amie des bêtes et de la nature. Une nuit lors d’ un violent orage elle mit au monde une petite fille du nom de Vanda Ludvina. Lorsque la petite poussa son premier cri, de tous les contreforts du « Mont Lycan » les loups se joignirent à elle telle une ode à la Lune.

Mais hélas la sorcière, à bout de force, poussa son dernier soupir… Dans un murmure, elle supplia  les esprits des bois de protéger son enfant, désormais si seule à peine née.

 



A ce moment là, la lune jusqu’ alors habillée d’ un linceul de brume, se dévoila ; inondant le royaume forestier de « LUPRAVIA » de son éclat d’ argent. Un vent magique, telle une clameur, dévala les pentes boisées du « Mont Lycan » et rallia à lui les fils et les filles de Fenris. Le sol forestier fut martelé par des centaines de pattes velues qui convergèrent vers la vieille bicoque. Le « vent silencieux » souffla plus fort encore et enserra la masure de son étreinte. L’ enfant pleurait à chaudes larmes, dans le noir, si seule, si petite, tel un ange au désespoir…

 



Le vieux plancher se mit à gêmir, de lourdes respirations se firent entendre. La porte vibra, puis une main malhabile actionna la poignée avec hésitation… la porte s’ ouvrit.

 

Vanda cessa de pleurer…

 

Se découpant dans la clarté lunaire, des colosses entrèrent en grognant, suivis de près par les silhouettes fuselées et gracieuses d’ autres créatures.

 

Lorsque les pattes puissantes et griffues s’ arrêtèrent devant la paillasse où gisait la malheureuse sorcière, Vanda se mit à sourire aux Lycans. Les fils et les filles des loups  avaient entendus l’ appel, elle était sauvée !

 


Les enfants de la nuit adoptèrent le nourrisson, l’ élevant et lui prodiguant autant de tendresse et d’ attention qu ‘ à un de leur propre enfant. La petite bue le lait des femelles Lycane – si bien qu’ en langue Lycan on la nommait affectueusement « Mâchelouve ».

 



Elle vécue parmi eux de nombreuses aventures durant toute son enfance, des épisodes tantôt féeriques tantôt épouvantables !!!  Mais ce – ci est une autre histoire !

 

Une nuit alors que  Vanda venait de passer son 16 éme printemps, elle se découvrit le fabuleux pouvoir de la lycanthropie. Quelle ne fut pas sa surprise de constater que contrairement à ses « frères et sœurs de lait », elle pouvait à volonté maîtriser sa transformation… en louve blanche.

 



Le shaman du clan la mena aux ruines de la cabane que son peuple avait dissimulé aux humains. En fouillant les décombres, la sauvageonne découvrit le grimoire de sa mère. Le shaman la mena ensuite vers un arbre creux  et lui fit signe d’ entrer dans le tronc immense.

Vanda ne vit rien au début, puis lorsque ses yeux verts furent habitués à l’ obscurité des lieux elle aperçut en face d’ elle un socle de calcaire blanc. Elle s’ approcha. Sa mère y reposait.

 



Elle était belle est radieuse, et seule sa pâleur excessive trahissait l’ ombre de la mort sur ce visage dont le temps n’ avait aucune emprise. Vanda en fut bouleversée… Chassant ses larmes, elle tendit ses mains délicates vers la sphère d’ opale aux reflets mordorés qui gisait sur la poitrine de sa mère. A peine avait – elle saisie la Pierre-de-lune que le visage de la défunte sorcière s’ anima, ses yeux d’ émeraude plein de tendresse et de fierté. Dans un dernier sourire son enveloppe charnelle s’ évapora en une pluie d’ or.

 

Vanda se mit à étudier le grimoire et sa magie blanche sous la tutelle des sages shaman Lycan du château de Wulfensteïn. Elle chercha aussi à découvrir qui étaient ses parents et les origines de sa « différence ». Elle apprit de nombreuses choses belles et fascinantes sur sa mère et ses combats contre le mal, mais hélas elle ne découvrit jamais l’ identité de son père : rien ne mentionnait son existence aux côtés de sa mère. Elle espère bien un jour percer ce mystère…

 

Petit à petit, la Pierre-de-lune se laissa utilisée. Elle lui dévoila  des secrets magiques oubliés mais aussi les noirs dangers qui arpentaient le monde de Morgania. Notamment  les machinations des seigneurs vampires de la forteresse noire d’ Hellghedhadh et de leurs hordes de morts-vivants.  Une nuit alors qu’ elle voyageait à travers bois non loin de leur ténébreux  château, elle croisa le chemin de la vampire Scylène ! Bien que respectivement sur leurs gardent, les deux femmes conversèrent à propos de leurs royaumes , de leur monde, de leurs « vies »…

Scylène lui conta alors sa dramatique histoire et la soif maléfique qui la tenaillée depuis la nuit de sa damnation…Les seigneurs vampires ne connaissaient ni la pitié, ni les remords… rien que la solitude et la mort comme courtisanes !

 



Effrayée par ces révélations, Vanda, entreprit de protéger sa terre sauvage de « Lupravia » des redoutables « non-morts » qui étaient capables de pervertir, comme lui avait confessée Scylène , n’ importe quel domaine pour étancher leur soif de sang et de cruauté.

 

Depuis “Vanda-Ludvina de Mâchelouve”, désormais sorcière accomplie malgré son jeune âge, se voue avec ferveur à la cause de « FENRIS » : dieu loup de l’ hiver, de la lune et de la nature… et protége le royaume de « Lupravia » des « morts qui marchent » et des autres dangers qu’ héberge « MORGANIA ».

 

Textes, illustrations et photos par  LUNE LOUP 



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LA FORÊT DE MAGENOIRE : LES "OURS..."

Publié le 9 Mai 2009 par LUNE LOUP dans GALLERIE DE FIGURINES




HISTOIRES D' OURS...










«  …depuis que « Boucle d’ or » s’ était tirée avec leur ourson (encore une histoire d’ amour impossible !!!), Papa et Maman Ours arpentaient souvent la forêt pour y croquer quelques voyageurs.  Et tant mieux si c’ était cette satanée blonde ou « Le petit chaperon rouge » qui, de toute façon, était sûrement mêlée à cette bien étrange histoire !!! » 

 

 

Extrait d’ une conversation entendue à « PORT –SABLE – NOIR » à la taverne du « TROLL BLEU »









Le "CASTING"

Figurines : Ours FENRYL ,Ourse CITADEL, Boucle d' or ... RAL PARTHA (1972 !!!)

Conversions, peinture, décors et photographies par LUNE LOUP

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LA FORÊT DE MAGENOIRE : LES "FILLES DE NULAQ"

Publié le 29 Avril 2009 par LUNE LOUP dans GALLERIE DE FIGURINES







« Certains arbres avaient l’ écorce brûlée comme par un acide. C’ est peut – être mon imagination, mais, leur silhouette même semblait se tordre de douleur comme si leur sève luttait contre les toxines d’ un venin mortel…

 

Soudain une masse sombre bondit des buissons …

 

 

…et dévala la petite pente avec la vitesse prodigieuse que lui prodiguait ses huit pattes…

 

…je fut choqué par sa laideur et écoeuré par sa masse bouffie…

 

…je me doutais, bien entendu, de la nature abjecte  de ses précédents festins !

 

Le monstrueux arachnide avançait désormais vers moi d’ une façon plus prudente en faisant claquer ses mandibules, dont l’ odeur forte de la salive toxique m’ irritais déjà les narines" .

 








De tout temps la race honnie des araignées géantes à hantée les noires forêts de Morgania.



C’ est pourquoi des « battues » étaient régulièrement organisées par les Elfes des bois et d’ autres races « bonnes » forestières afin d’ essayer d’ endiguer ce fléau !



 

Hélas ! il arrive que des spécimens déjouent ces héroïques traqueurs …

De saisons en saisons ces dangereux arachnides atteignent alors une taille gigantesque – les chasseurs se font alors traqués par leurs anciennes proies, ces « filles de Nulaq » en référence à la déesse mère des araignées du peuple Elfe noir.

 


Bien souvent une « fille de Nulaq » établie son antre dans le cadavre d’ un homme-arbre, empoisonné par son venin. Lorsque le vent souffle à travers ses branches drapées de toiles on pourrait penser qu » il s’ agit des râles des nombreuses victimes emmaillotées qui y sont suspendues en attente du prochain festin de la maîtresse des lieux…





(maquette de l' antre en cours de création, photo à venir !)















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maquette : LA FORET DE MAGENOIRE / LES "PORKS"

Publié le 29 Mars 2009 par LUNE LOUP dans GALLERIE DE FIGURINES





LES PORKS !!!!!!











        Dans les profondeurs des bois vivent des races d' hommes-bêtes oubliées de tous...













Les "Porks" vivent de pillages et de rapines...

















..mais adorent aussi molester les voyageurs !

























Les "Raids" à la lisière des bois  permettent d' effectuer des coups d' éclats avant  de disparaître à l' abri sous les feuillages obscurs...


















Non... sur MORGANIA, les "PORKS" n' ont pas la côte...

(oh non !!!! il a osé !!!)


Figurines  "PORKS" de marque"FENRYLL" Barbare "CITADEL",
Peinture des figurines, conception des décors et photographies par "LUNE LOUP"


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maquette : LA FORÊT DE MAGENOIRE 1

Publié le 29 Mars 2009 par LUNE LOUP dans LA FORÊT DE MAGENOIRE








La forêt de « MAGENOIRE » est située à quelques lieues à peine de la cité des voleurs de « Port-sable-noir ».

 

Cette ancienne forêt regorge de richesses et de mystères encore assoupis sous ses frondaisons légendaires. Il n’ est pas étonnant alors que nombre de créatures hantent ses ténèbres à la recherche d’ aventures et de gloire !

 

Mais qui sait si un de ces sinueux sentiers ne vous mènera pas à un destin des plus funeste ?

 

Ou… au contraire à la mythique tanière des mystérieux «  tigres verts » …

 

 

 

 

 

 Il y a un an et demi environ, ma fille Morgane vint me trouver au petit déjeuner , la voix encore toute ensommeillée « Papa !  cette nuit j’ ai rêvé de « LA MAGENOIRE », dans la forêt de la MAGENOIRE j’ ai vue les tigres-verts !!! »

 

Mais que voulait – elle dire par là ? C ‘est encore un mystère car depuis elle ne m’ en parle plus ,hélas !!! Maintenant que j’ ai créé cette maquette (avec l’ aide de sa petite sœur Justine !) peut – être que la mémoire lui reviendra t’ elle !












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LA FORÊT DE MAGENOIRE

Publié le 16 Mars 2009 par LUNE LOUP dans LA FORÊT DE MAGENOIRE

"LA FORÊT DE MAGENOIRE"




PROCHAINEMENT...



Oserez - vous arpenter les chemins sinueux de ces bois ?















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